Articles avec le tag ‘Grèce’

La rentrée de la SFAC, c’est le samedi 14 octobre 2017

lundi 28 août 2017

Nous aurons le plaisir d’entendre Dimitra Malamidou (Éphorie de Kavala) évoquer les recherches autour du mont Pangée (Grèce).

Située au carrefour d’influences entre la mer Égée et l’Europe, le mont Pangée offre l’occasion d’explorer la diversité et la richesse d’un patrimoine historique important. Massif montagneux, riche en forêts et minerais, il domine le paysage de Macédoine orientale entre les fleuves Strymon et Nestos. Ses richesses minières, exploitées d’abord par les populations indigènes préhistoriques et les Thraces, ont été par la suite disputées entre Thasos, Athènes, et les rois de Macédoine, avant d’être prises par les Romains.
Les travaux récents présentés lors de la conférence essayent d’éclairer certains aspects technologiques, économiques et historiques de l’exploitation de ces richesses. Les résultats de projets de recherche en cours pourront alimenter les discussions sur l’évolution des aires d’influence et/ou du territoire des cités grecques de la région, ainsi que sur les transformations du rôle des différentes ressources du mont Pangée à travers les siècles.

Mont Pangée depuis Philippes (DR)

 

Notez dès à présent les dates des conférences suivantes :

18 novembre 2017

Jean-Pierre Laporte, « Berbères et Romains dans l’Algérie antique ».

9 décembre 2017

Laurent Tholbecq, « Actualités de la recherche française à Pétra ».

Séance de rentrée de la SFAC, samedi 15 octobre 2016, 15h

dimanche 25 septembre 2016

Hélène Wurmser (Université Lyon 2) présentera une conférence intitulée :

« Nouvelles recherches sur la maison de Fourni à Délos ».

Découverte en 1916, il y a un siècle, la Maison de Fourni n’a cessé d’intriguer les archéologues et chercheurs qui s’y sont intéressés. Dégagée en 1935, puis fouillée entre 1959 et 1961 par Christian Le Roy et Philippe Bruneau, elle fait depuis 2008, sous les auspices de l’École française d’Athènes, l’objet de restaurations, ainsi que d’une reprise d’étude et de fouilles en vue de sa publication. Par son implantation, en-dehors du tissu urbain le plus dense de Délos, par son plan particulier, empreint d’influences diverses, par son mobilier et son décor exceptionnels, ainsi que par le mystère qui entoure encore les circonstances de son abandon, la Maison de Fourni est représentative du creuset historique et culturel que fut la Délos du milieu du Ier siècle av. J.-C. Les fouilles entreprises depuis 2010 ont ainsi permis d’éclairer d’un jour nouveau la fonction de ce qui pourrait désormais apparaître comme un exemple précoce de villa implantée en territoire grec à la fin de l’époque hellénistique.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les pages concernant les travaux de l’auteur sur le site de l’IRAA et sur Academia.

Fourni_EfA

Samedi 9 avril 2016 : fortifications de Molossie et territoires épirotes

jeudi 31 mars 2016

La conférence, initialement prévue le 14 novembre 2015, sera consacrée aux fortifications de Molossie et à l’organisation des territoires épirotes (INHA, salle W. Benjamin, 15h).

Marie-Pierre Dausse (Université de Paris 8)

« De vieilles forteresses sans nom et sans histoire » : comment renouveler ce constat du voyageur Alfred Gilliéron quand il découvre l’Épire à la fin du XIXe siècle ? Si les monographies sur les fortifications se multiplient, la Grèce du nord-ouest semble quelque peu délaissée. Les conditions d’exploration de ces régions très montagneuses restent difficiles, mais les efforts conjugués des archéologues grecs et albanais ont permis de réelles avancées depuis quarante ans. Les ouvrages fortifiés permettent de découvrir une « autre Grèce » chère à Pierre Cabanes, de mieux comprendre l’organisation particulière en ethnè et la vie de populations surtout transhumantes.

6 février 2016 : Nouvelles recherches sur le temple d’Apollon à Delphes au IVe siècle

mardi 19 janvier 2016

Anne Jacquemin, Université de Strasbourg

Didier Laroche, École Nationale Supérieure d’Architecture de Strasbourg

présenteront une communication sur

Nouvelles recherches sur le temple d’Apollon à Delphes au IVe siècle

La publication par P. Amandry et E. Hansen du temple d’Apollon du IVe siècle à Delphes a renouvelé nos connaissances sur l’un des plus importants monuments de la mantique grecque. La conférence prendra ce livre comme point de départ, mais n’oubliera pas la monographie de F. Courby. Quelques corrections qui feront disparaître quelques anomalies seront présentées : la restitution à leur place des blocs sur lesquels a été gravé « le monument bilingue » permet d’achever le mur du pronaos par une véritable ante ; le déplacement d’une colonne de la colonnade intérieure assure une meilleure organisation des accès ; l’interruption du dallage peut avoir une explication plus satisfaisante. La question de l’ordre intérieur et de sa disparition sera posée, ainsi que celle de l’histoire des réparations et transformations du temple entre l’incendie dû aux Maides et la fin de l’Antiquité : l’intervention de Domitien, le rôle d’Hadrien, celui de Léonticus et l’éventuelle intervention des chrétiens. Ce que Pausanias dit du temple sera également évoqué.Temple d'Apollon

Les conférences de l’automne – hiver

jeudi 3 septembre 2015

10 octobre 2015

Bérengère REDON, Thomas FAUCHER, « L’exploitation des mines d’or de Samut au début de l’époque ptolémaïque. Découvertes récentes de la mission du désert Oriental d’Égypte ».

14 novembre 2015

Marie-Pierre DAUSSE, Fortifications de Molossie et organisation des territoires épirotes.

12 décembre 2015

Matthieu POUX, Aldo BORLENGHI, « Découverte d’une nouvelle station entre Narbonnaise et Lyonnaise : le site de Panossas en Isère ».

Samedi 11 avril 2015 : le Parthénon archaïque

dimanche 22 mars 2015

Le samedi 11 avril, à 15h, salle W. Benjamin, Elisavet Sioumpara (Athènes) présentera une conférence intitulée

« Une nouvelle reconstitution du Parthénon archaïque : l’Acropole archaïque et l’évolution de l’architecture grecque revisitées. »

Grèce cont.015.Acropole vue d'avion

Le Parthénon archaïque, érigé sur l’acropole d’Athènes, est, aujourd’hui encore, l’un des sujets les plus débattus de la recherche archéologique dans le domaine de l’Antiquité classique. Les questions relatives à la forme et au type du temple, de même qu’à son exacte implantation sur le rocher sacré, ont fait l’objet de nombreuses études contradictoires durant les 130 dernières années. Le projet « Membra Disjecta » du Service de Restauration des Monuments de l’Acropole (Y.Σ.Μ.Α.) se concentre sur l’étude de tous les éléments architecturaux en poros de l’édifice appelé « H-Architektur » ou « Hécatompédon ». Ce projet ne permet pas seulement de reconstituer le temple dans sa totalité, en soulignant une fois encore son architecture unique, mais autorise également la mise en avant de nouveaux arguments sur son emplacement précis. Les résultats sont examinés en fonction de l’apparence des premiers temples périptères doriques monumentaux entièrement en pierre ainsi qu’en lien avec l’Acropole archaïque en particulier et la cité d’Athènes en général durant la même période.

Samedi 7 février 2015 : les fouilles d’Actium

dimanche 11 janvier 2015

Ismini Trianti (Professeur émérite d’Archéologie Classique. Université de Ioannina, Grèce)

Dès l’époque archaïque, un temple d’Apollon Aktios s’élevait à Aktion, sur le petit promontoire situé à l’embouchure du golfe d’Ambracie. En 1867, le consul de France à Jannina, Charles-François-Noël Champoiseau, découvrit, alors qu’il fouillait le site, la partie est du temple ainsi que deux statues de kouroi, qui furent envoyées en France et sont exposées au Musée du Louvre. La fouille a repris en 2005 et le reste de l’édifice a été dégagé. Il s’agit des vestiges du temple romain,  reconstruit par l’empereur Auguste après sa victoire sur Antoine en 31 av. J.-C. Deux têtes colossales et des fragments de statues ont été mis au jour au fond de la cella. D’après leur emplacement et leurs dimensions, il est clair que ces éléments sculptés appartenaient aux statues de culte du temple.

Paris, Musée du Louvre, Ma688

Samedi 6 décembre 2014 : Les fouilles récentes du tumulus Kastas et le lion d’Amphipolis (2012-2014)

dimanche 9 novembre 2014

ATTENTION, exceptionnellement, la conférence se déroulera au 29 rue d’Ulm, dans l’amphithéâtre Jules-Ferry.

Katerina Peristeri

Les fouilles, menées depuis 2012 dans la région d’Amphipolis sur le tumulus Kastas, un tumulus artificiel d’une hauteur de trente mètres situé à proximité du Strymon, fleuve jadis navigable, et de l’ancien lac Kerkinitis aujourd’hui disparu, ont dégagé un péribole de 497 m de long, 3 m de haut et 158,40 m de diamètre, construit en marbre thasien et daté du dernier quart du IVe siècle av. J.-C. Un lion, sculpté dans le même marbre et daté de la même époque, se dressait au sommet du tumulus. Cette œuvre, connue comme le « Lion d’Amphipolis », se trouve aujourd’hui au bord du Strymon. Plusieurs blocs du péribole ont été réutilisés par les Romains pour édifier des barrages sur le fleuve et des bâtiments à Amphipolis. Certains ont servi à reconstruire, en 1936, la base de la statue du lion. Depuis l’été 2014, la fouille s’est accélérée de manière spectaculaire avec la mise au jour de la sépulture, une « tombe macédonienne » unique par son plan et son décor sculpté.

Trois conférences à venir

vendredi 3 octobre 2014

Pour sa rentrée, la Société française d’archéologie classique vous invite à suivre trois conférences : le 8 novembre, le 6 décembre et le 10 janvier.

8 Novembre 2014 : Vincent Jolivet, Edwige Lovergne, « La tombe rupestre de Grotta Scalina en Étrurie méridionale ».

6 Décembre 2014 : Katerina Peristeri « Les fouilles récentes du tumulus Kastas et le lion d’Amphipolis (2012-2014) ».

10 janvier 2015 : William Van Andringa, « Demeures des dieux : nouvelles recherches sur les lieux de culte de Pompéi ».

De l’Étrurie à Pompéi, en passant par le tumulus d’Amphipolis dont le monde entier parle depuis cet été. Le programme de la rentrée est ici.

Samedi 5 avril 2014 : Configuration des paysages dans la plaine de Macédoine centrale

samedi 29 mars 2014

La quatrième séance de la Société pour l’année 2014 aura lieu le
SAMEDI 5 avril 2014
à 15 h 00
à l’Institut National d’Histoire de l’Art (INHA),
2 rue Vivienne, 75002 PARIS,
salle Walter Benjamin, rez‐de‐chaussée

Matthieu GHILARDI,
CNRS (UMR 7330 Centre Européen de Recherche et d’Enseignement des Géosciences de l’Environnement)

Configuration des paysages dans la plaine de Macédoine centrale, du Néolithique au Royaume d’Alexandre le Grand
La plaine de Macédoine centrale est la plus vaste aire deltaïque de Grèce et couvre une superficie d’environ 2200 km². Entre 2003 et 2013, des recherches géomorphologiques et paléoenvironnementales ont été conduites pour reconstituer l’évolution morphologique de cette plaine littorale édifiée au cours des 6 000 dernières années. Fondée sur une méthode combinant une approche de géographie historique et d’étude de carottages, les grandes étapes d’édification de ce complexe deltaïque, formé principalement par les fleuves Aliakmon et Axios, ont pu être détaillées. D’un point de vue historique, le secteur d’études est une importante aire d’implantation des sociétés humaines. Depuis le Néolithique, une occupation continue du territoire est attestée. Différents travaux archéologiques, historiques et paléoenvironnementaux attestent d’une évolution majeure du trait de côte entre le quatrième millénaire avant notre ère et le Ve siècle ap. J.‐C, mais précisent de manière incertaine l’évolution paysagère. Le Royaume de Macédoine, avec ses rois illustres Philippe II et Alexandre le Grand, a laissé sur le territoire de nombreux vestiges archéologiques qui témoignent d’une évolution paysagère certaine. Ainsi, Pella, l’ancienne capitale et ville portuaire reliée à la mer vie une lagune, se localise désormais à 28 km à l’intérieur des terres.