Articles avec le tag ‘Gaule romaine’

Samedi 16 janvier 2016 : Murviel-lès-Montpellier (Hérault)

dimanche 13 décembre 2015

Patrick Thollard (Université de Montpellier-3)

De l’oppidum des Arécomiques à la cité des Samnagenses. Nouveau regard sur le site du Castellas à Murviel-lès-Montpellier (Hérault)

Le site du Castellas, à Murviel-lès-Montpellier a longtemps été considéré comme un établissement protohistorique semblable à ceux que l’on rencontre dans le Midi languedocien. Le programme de recherches conduit depuis 2001 a profondément modifié cette vision. Les fouilles réalisées successivement sur divers secteurs (enceinte de la ville basse et de la ville haute, habitat des terrasses intermédiaires et de la ville basse) ont permis de cerner les grandes phases du développement du site, en mettant en évidence une rupture fondamentale à la charnière des IIe-Ier s. av. J.-C. Parallèlement, l’exploration du centre monumental a conduit au dégagement du forum de l’époque romaine. L’état de conservation remarquable d’une partie des vestiges permet de restituer l’organisation particulièrement originale et, par certains côtés, encore très problématique, de cet ensemble. L’exploration a également donné l’occasion d’identifier de manière définitive l’agglomération comme la cité des Samnagenses.

Samedi 12 décembre 2015 – Découverte d’une nouvelle station entre Narbonnaise et Lyonnaise : le site de Panossas en Isère

samedi 14 novembre 2015

Matthieu POUX et Aldo BORLENGHI, Découverte d’une nouvelle station entre Narbonnaise et Lyonnaise : le site de Panossas en Isère

Le site des Buissières à Panossas est fouillé depuis 2012 par les équipes de l’université Lumière Lyon 2, dans le cadre d’un programme de recherches dédié à l’arrière-pays rural des colonies de Lugdunum et de Vienne. Il est occupé par de grands bâtiments dispersés sur plusieurs hectares de superficie, conservés par endroits sur plus de 4 m de hauteur : thermes monumentaux adossés à un vaste édifice à cour centrale, hébergements collectifs et entrepôt de grande capacité, qui succède à une vaste manufacture spécialisée dans la métallurgie du fer. Le complexe a été aménagé dès la fin de l’époque républicaine, comme en témoignent divers mobiliers, ainsi qu’un ensemble de décors du deuxième style pompéien retrouvé en situation de remblai. L’ampleur de ces équipements et leurs caractéristiques architecturales trouvent de fructueuses comparaisons sur les camps militaires du limes. Si elles n’excluent pas totalement l’hypothèse d’une riche villa coloniale, elles orientent les recherches dans d’autres directions : agglomération secondaire ? Prétoire ? Station routière ou fiscale ? La proximité immédiate de plusieurs mines de fer, de la frontière provinciale, des deux colonies et des voies qui les relient à l’Italie, sont autant d’enjeux stratégiques propres à justifier l’implantation d’un tel complexe, dont les itinéraires antiques ont peut-être conservé le souvenir.

Les conférences de l’automne – hiver

jeudi 3 septembre 2015

10 octobre 2015

Bérengère REDON, Thomas FAUCHER, « L’exploitation des mines d’or de Samut au début de l’époque ptolémaïque. Découvertes récentes de la mission du désert Oriental d’Égypte ».

14 novembre 2015

Marie-Pierre DAUSSE, Fortifications de Molossie et organisation des territoires épirotes.

12 décembre 2015

Matthieu POUX, Aldo BORLENGHI, « Découverte d’une nouvelle station entre Narbonnaise et Lyonnaise : le site de Panossas en Isère ».

Samedi 14 mars 2015 : Pont-Sainte-Maxence

mardi 17 février 2015

Véronique BRUNET-GASTON (INRAP, IRAA USR 3155)


Un sanctuaire antique d’exception à Pont-Sainte-Maxence

La fouille du Champs Lahyre à Pont-Sainte-Maxence (Oise) a révélé un vaste sanctuaire monumentalisé au milieu du IIe siècle de notre ère, à proximité de la voie antique Senlis-Beauvais. L’édifice central évoque plus un autel monumental qu’un temple. Compris dans une enceinte de 70 m x 105 m, on entrait par une façade à arcades, de 9,50 m de haut sur 68 m de long ; cette façade, évoquant le theatermotiv propre aux façades de théâtres, est percée d’une série de 13 à 17 arcades, surmontées d’un entablement et –chose exceptionnelle- d’une frise d’attique qui évoquerait plutôt le vocabulaire architectural des arcs triomphaux. Sur cet attique, une dédicace en lettres de bronze devait surmonter l’arche axiale. Celle-ci s’est effondrée quelques décennies après sa construction, sur place. La profusion de décors sculptés (méandres à grecque, rinceaux, animaux, canthares, personnages sur culots d’acanthe), est caractéristique de l’horror vacui. Parmi les blocs mis au jour, figure une remarquable statuaire polychrome, représentant les dieux olympiens, dans un style hellénisant, sans équivalent en Gaule romaine de par ses dimensions et sa qualité technique.