Archive pour la catégorie ‘Conférences’

Reprise de nos séances le samedi 13 octobre 2018

vendredi 31 août 2018

Les séances de la Société française d’archéologie classique reprennent le samedi 13 octobre 2018, à 15h, à l’INHA.

Henri Tréziny présentera les Nouvelles données sur l’occupation de l’espace à Mégara Hyblaea à l’époque archaïque.

Depuis la dernière présentation à la SFAC en 2005, les travaux de recherche à Mégara Hyblaea ont porté surtout sur la publication de trois volumes consacrés aux fouilles anciennes : la ville hellénistique en 2018, la nécropole archaïque en deux volumes dont un à paraître, l’autre paru en 2017. En parallèle, des prospections géophysiques ont été menées sur l’habitat archaïque.
En 2006, des fouilles ont eu lieu sur la porte archaïque Ouest, mais aussi sur une villa romaine et le sanctuaire du Nord-Est, dans le cadre d’un financement européen.
En 2017 a commencé, dans le cadre des programmes de l’École française de Rome, la fouille partielle d’un îlot archaïque dans une zone peu explorée jusque-là. On en donnera rapidement les premiers résultats. La conférence essaiera surtout de faire un bilan d’ensemble des formes d’occupation de l’espace à l’époque archaïque, en embrassant à la fois le port et les sanctuaires, le plan d’urbanisme et la fortification, les nécropoles et l’organisation du territoire proche.

Samedi 26 mai 2018 : Recherches sur le territoire et l’économie de deux peuples de l’Italie préromaine

dimanche 29 avril 2018

Samedi 26 mai 2018, à 15h, salle Walter Benjamin (INHA), Stéphane Bourdin (Université de Picardie – Jules-Verne) présentera une communication sur

Les centres fortifiés des Vestins Cismontani et des Péligniens Superaequani.

Recherches sur le territoire et l’économie de deux peuples de l’Italie préromaine

Les enceintes sommitales d’Italie centrale ont longtemps été renvoyées à un horizon très ancien (les Pélasges…) ou considérées comme des vestiges de systèmes fortifiés utilisés pour défendre le territoire des invasions romaines. Les prospections, conduites dans les années 1970-1980, ont permis la découverte d’une soixantaine de centres fortifiés sur les territoires des Vestins et des Péligniens, deux populations du centre de l’Italie (dans les Abruzzes actuelles). Ces sites étaient toutefois mal datés et la description des fortifications elles-mêmes un peu aléatoire. Un programme d’étude, conduit par l’École française de Rome, a été mené de 2006 à 2011, avec des prospections de surface systématiques sur les centres fortifiés recensés, l’étude des fortifications, des sondages sur certains d’entre eux et des prospections inventaires destinées à comprendre l’organisation générale du territoire.

Stéphane Bourdin présentera les résultats de ces recherches, qui donneront lieu à une monographie (en cours d’achèvement) : la typologie des fortifications, la durée d’occupation des centres fortifiés et l’organisation du territoire des Vestins et des Péligniens, leur évolution sociale et politique du IXe siècle av. J.-C. à la guerre sociale, le rôle joué par ces centres dans le développement de l’économie pastorale et de la transhumance, ainsi que les transformations provoquées par le passage sous la domination romaine.

Samedi 7 avril 2018 : Nouvelles recherches sur les théâtres de Pompéi

vendredi 30 mars 2018

Éloïse LETELLIER-TAILLEFER, Chercheuse associée à l’IRAA, USR 3155

Situés au cœur d’un quartier largement occupé par des monuments publics entre le forum triangulaire et la porte de Stabies, les deux théâtres de Pompéi ont été mis au jour dès le début des fouilles, à partir des années 1760, comme l’attestent de nombreux documents d’archives. Dès cette date et jusqu’à très récemment, ils ont subi d’importantes restaurations afin d’être présentés au public. Visités par de nombreux antiquaires et touristes depuis le XVIIIe siècle, les deux monuments font l’objet d’une riche documentation moderne, notamment graphique et photographique, largement dispersée.
Ces théâtres, bâtis entre la période samnite et la fondation coloniale de Pompéi, sont considérés comme des édifices-clés dans l’histoire architecturale des théâtres antiques car ils illustreraient le passage de formes grecques à des formes latines. Ils jouent par ailleurs un rôle crucial dans l’histoire urbaine de la petite cité campanienne que son ensevelissement par le Vésuve a transformée en échantillon archéologique exceptionnel. Pourtant, ils demeurent très mal connus scientifiquement et n’ont jamais fait l’objet d’une publication monographique.
La conférence présentera la méthode et les premiers résultats des recherches menées depuis 2016 par l’équipe du projet Teatri di Pompei qui, en croisant enquête documentaire et de terrain, touchent à l’histoire architecturale des deux monuments, mais aussi aux usages quotidiens de tels lieux publics urbains.

Samedi 10 février 2018 : la ville caravanière de Thâj (Arabie orientale)

dimanche 14 janvier 2018

Le samedi 10 février 2018, la Société française d’archéologie classique accueille Jérôme Rohmer (Chargé de recherche CNRS – UMR 8167 Orient et Méditerranée), qui présentera à 15h une conférence intitulée

Aux marges des mondes hellénistique, parthe et sassanide : la ville caravanière de Thâj (Arabie orientale).

Situé dans la province orientale de l’Arabie saoudite, à 90 km à l’ouest du port d’al-Jubayl, Thâj est le plus grand site préislamique et la seule véritable ville antique connue dans l’est de la péninsule arabique. Composé d’une ville fortifiée de 40 ha, de faubourgs d’environ 20 ha et d’une vaste nécropole d’un millier de tumuli, il fut occupé entre l’époque « hellénistique » et la haute époque sassanide (iiie s. av. J.-C. – ive s. apr. J.-C.). Situé sur la principale piste caravanière transarabique et relié aux routes maritimes du Golfe, il constituait manifestement un carrefour commercial de première importance entre l’Arabie du Sud, la Mésopotamie, le Levant et l’Inde. Certains savants ont proposé d’y reconnaître l’antique Gerrha, capitale d’un richissime mais énigmatique royaume caravanier d’Arabie orientale, mais il pourrait également s’agir d’une des autres puissances indigènes de la région dont les sources grecques et arabiques (notamment les monnaies) gardent le souvenir.

Depuis 2016, le site fait l’objet d’un programme de fouille international codirigé par J. Rohmer (CNRS, UMR 8167), Ahmad al-Jallad (université de Leyde, Pays-Bas) et M. al-Hajiri (Saudi Commision for Tourism and National Heritage). La conférence présentera les résultats des deux premières campagnes (2016-2017), qui apportent de nombreuses nouvelles informations concernant l’environnement du site, son urbanisme, sa chronologie et sa culture matérielle.

Première séance de l’année : samedi 13 janvier, Assemblée générale et conférence de Gabriel Rocque

vendredi 5 janvier 2018

Samedi 13 janvier 2018, après l’assemblée générale et les hommages à Marie-Christine Hellmann, Gabriel Rocque (Service d’Archéologie Préventive du Département de l’Allier) présentera une communication sur

Un sanctuaire antique monumental en lisière de bas marais à Magny-cours (Nièvre)

Le site de Magny-Cours est situé à 20 km au sud de Nevers (Nièvre). Durant l’époque antique, il était localisé en bordure occidentale du territoire éduen, à proximité de celui des Bituriges. Il s’étend sur une surface d’un peu plus de 2 ha.
Les résultats ont été obtenus grâce à un diagnostic archéologique mis en œuvre par l’INRAP, qui a été suivi d’une opération de fouille préventive menée par le Service d’Archéologie Préventive du Département de l’Allier.
Deux espaces cultuels antiques ont été mis au jour. L’un, au nord, associe un temple à une tourbière ayant livré des ex-voto en bois. Cet ensemble n’a pas été fouillé, il est aujourd’hui constitué en réserve archéologique. Le second, au sud, a fait l’objet d’une fouille intégrale. Un grand nombre de constructions a été mis au jour parmi lesquelles plusieurs bâtiments publics : thermes, latrines, théâtre et fanum. Une quinzaine d’autres édifices complète l’organisation de ce site bordé par une grande voie et desservi par une série de petites venelles. L’occupation de ces deux ensembles s’étend entre le Ier siècle avant notre ère et le IVe siècle de notre ère.
L’intérêt de ce site porte également sur l’étude d’une vaste zone humide composée de plusieurs tourbières et de cours d’eau aux tracés changeants. Ainsi, la restitution du paysage peut-être corrélée à l’histoire du site et aux sanctuaires antiques. Ceux-ci entretiennent d’ailleurs des relations complexes avec cette zone humide et avec l’eau en général, que cette fouille permet d’aborder.

Le programme de l’année 2018

mercredi 3 janvier 2018

13 Janvier 2018  

Assemblée générale de la SFAC

Gabriel Roque, Fouilles de Magny-Cours

10 février 2018

Jérôme Rohmer, Fouilles de Thaj en Arabie

17 mars 2018

Journée d’études : Archéologie de l’hellénisme sur les côtes et dans les îles de la Méditerranée orientale (VIIIe – Ier siècles av. J.-C), bilans récents et perspectives

7 avril 2018

Éloïse Letellier, Le théâtre de Pompéi

26 mai 2018

Stéphane Bourdin, Les régions sabelliques du nord

Juin 2018

Sortie à Grand dans les Vosges

13 octobre 2018

Henri Tréziny, Nouvelles données sur l’occupation de l’espace à Mégara Hyblaea à l’époque archaïque

17 novembre 2018

Julien Zurbach et Raphaël Orgelet, Recherches récentes sur la protohistoire de Kirrha (Phocide)

15 décembre 2018

Philippe Jockey, Travaux récents : Les sculptures de la tholos de Delphes

Samedi 9 décembre 2017 – Sanctuaires, stibadia et bains à Pétra (Jordanie) : recherches récentes de la mission archéologique française

jeudi 30 novembre 2017

Samedi 9 décembre 2017 (15h, INHA), nous recevons Laurent Tholbecq  (Chaire d’Archéologie des provinces romaines, Université libre de Bruxelles – ULB)

Les fouilles menées ces quinze dernières années dans la capitale du royaume nabatéen permettent d’établir les principaux jalons de l’occupation de Pétra, entre la fin du IVe s. av. n.è. et les Xe/XIe siècles de n.è. Menant une réflexion générale sur les sanctuaires païens, la mission archéologique française concentre ses recherches sur quelques pôles religieux majeurs de la ville, témoins de l’évolution des espaces et des pratiques, avant et après la création de la Provincia Arabia en 106 : sont ainsi étudiés le Qasr al-Bint, un grand sanctuaire urbain et ses dépendances (propylées/téménos/espaces de banquet), la « Chapelle d’Obodas », un sanctuaire tribal nabatéen et son haut lieu associé (le Jabal Numayr), un sanctuaire périurbain situé à 6,5 km de la ville (Wadi Sabra) associant téménos, thermes et théâtre, espaces réinvestis à l’époque tardo-antique par une garnison romaine, et un quartier périphérique de sommet (le Jabal Khubthah), un espace plurifonctionnel ayant mené à la découverte de structures cultuelles d’époques nabatéenne et romaine et de bains inédits conservés dans un état tardo-romain. Seront également présentés les résultats d’une étude menée sur une quinzaine de stibadia rupestres relevés tant en contextes funéraire que religieux sur tout le territoire de la ville.

Prochaine séance le samedi 13 Janvier 2018

Assemblée générale de la SFAC

Conférence de Gabriel Roque, Fouilles de Magny-Cours.

Prochaine séance, samedi 18 novembre

jeudi 26 octobre 2017

Le samedi 18 novembre 2017 à 15h, la SFAC accueille Jean-Pierre Laporte, qui présentera une communication intitulée

« Recherches archéologiques en Algérie (1969-1971) ».

Un inventaire archéologique de la Kabylie du Djurdjura (1969-1971), réalisé dans le cadre de la coopération franco-algérienne, s’est poursuivi depuis par des réévaluations systématiques des connaissances, en collaboration avec le Centre National d’Archéologie Algérienne, le Haut Conseil à l’Amazighité, avec des sociétés locales, mais aussi avec les Universités de Sousse et de Kairouan. La recherche initiale sur les vestiges « romains » s’est peu à peu étendue à des questions libyques (berbères) ou libyco-puniques, mais aussi médiévales, tant l’histoire de l’Afrique du Nord est un tout. Bientôt 50 ans de recherches ont produit plus de 155 articles sur l’Afrique du Nord, non seulement sur la Kabylie, mais encore sur le reste de l’Algérie et aussi quelques sites de Tunisie (Carthage, Sousse), mettant notamment en lumière des villes, des monuments, des révoltes, des personnages peu connus.

La rentrée de la SFAC, c’est le samedi 14 octobre 2017

lundi 28 août 2017

Nous aurons le plaisir d’entendre Dimitra Malamidou (Éphorie de Kavala) évoquer les recherches autour du mont Pangée (Grèce).

Située au carrefour d’influences entre la mer Égée et l’Europe, le mont Pangée offre l’occasion d’explorer la diversité et la richesse d’un patrimoine historique important. Massif montagneux, riche en forêts et minerais, il domine le paysage de Macédoine orientale entre les fleuves Strymon et Nestos. Ses richesses minières, exploitées d’abord par les populations indigènes préhistoriques et les Thraces, ont été par la suite disputées entre Thasos, Athènes, et les rois de Macédoine, avant d’être prises par les Romains.
Les travaux récents présentés lors de la conférence essayent d’éclairer certains aspects technologiques, économiques et historiques de l’exploitation de ces richesses. Les résultats de projets de recherche en cours pourront alimenter les discussions sur l’évolution des aires d’influence et/ou du territoire des cités grecques de la région, ainsi que sur les transformations du rôle des différentes ressources du mont Pangée à travers les siècles.

Mont Pangée depuis Philippes (DR)

 

Notez dès à présent les dates des conférences suivantes :

18 novembre 2017

Jean-Pierre Laporte, « Berbères et Romains dans l’Algérie antique ».

9 décembre 2017

Laurent Tholbecq, « Actualités de la recherche française à Pétra ».

Samedi 13 mai 2017 : l’archipel du Kvarner (Croatie) entre l’Antiquité et le haut Moyen Âge

mercredi 22 mars 2017

Morana Čaušević-Bully (Université de Franche-Comté, UMR 6249 Chrono-environnement), présentera une communication sur Les villes et les campagnes insulaires de l’archipel du Kvarner (Croatie) entre l’Antiquité et le haut Moyen Âge.